Le Passion Arabe selon J. S. Bach

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Aucun compositeur n’aura représenté la souffrance de l’être humain, personnifiée en Jésus, de façon aussi pathétique et fervente que J. S. Bach dans ses Passions. Avec une distribution arabo-européenne et les maîtres de jazz du Modern String Quartet, Sarband métamorphose ces icônes sonores de la culture musicale de l’Occident chrétien en une déclaration humanitaire qui prend toute sa valeur à notre époque. Dans un monde stigmatisé par les différences et les controverses,
cette collaboration musicale crée un espace intensif et contemplatif, dans lequel le respect réciproque et la paix peuvent s’épanouir. Les musiques des Passions de Bach reçoivent un nouveau sertissage; leur esprit baroque est revisité par la tradition vivante de la musique arabe et du jazz; les musiciens, enracinés en Occident et au Proche-Orient, tentent de se réunir au sein
de la musique de Bach.

« Une Passion Arabe » est une prière pour la paix, appuyée par la projection d’images qui montrent
la souffrance à présent quotidienne des Iraquiens, fixée par les photographes indépendants « Unembedded »
Ghaith Abdul-Ahad, Kael Alford, Thorne Anderson et Rita Leistner (unembedded.net).
La souffrance actuelle de la population iraquienne confère aux Passions un contexte et un contenu nouveaux.

Sarband : Fadia el-Hage (Beyrouth) : alto / Adnan Schanan (Bagdad) : nay / Furat Qadduori (Bagdad) : qanûn / Mohammed Ali A. Hashim (Bagdad) : violon / Angelika Moths (Bâle) : clavecin, orgue positif, qanûn /
Hugo Siegmeth, Till Martin : saxophone, clarinette / Vladimir Ivanoff (Munich) : percussions

Modern String Quartet (Munich) : Jörg Widmoser (violon), Winfried Zrenner (violon), Andreas Höricht (alto), Jost-H. Hecker (violoncelle)

Projection: Judith Haug

Conception, arrangements & direction du projet : Vladimir Ivanoff

« Les Passions de Bach, de la musique arabe, des éléments de jazz et des images de la souffrance au Proche-Orient
réunis en une "œuvre d’art totale" … D’un seul coup, on ne s’imagine plus pouvoir rester uniquement
dans son rôle passif d’auditeur, on se trouve emporté dans l’histoire de la souffrance de Jésus-Christ
et de tant d’êtres humains au Proche-Orient. Après de puissantes ovations, il n’y a pas que le public qui quitte l’église municipale profondément ému, les musiciens le sont aussi. »Der Neue Tag, 31.08.2009

« … on s’étonne de la facilité avec laquelle ce changement se produit. À quel point jeter des ponts d’une culture à l’autre,
qui semblent si étrangères l’une à l’autre, s’effectue naturellement …
Bach s’est levé de son banc d’église et s’est agenouillé sur un tapis de prière.
Mais le contenu de la prière est resté le même … Le résultat est tout simplement fascinant.
Un appel à la tolérance et à la paix devenu musique. » Elisabeth Schwind, Südkurier, 10.07.2009

« … un acte d’équilibre grandiose, entre musique ethno, aventure sonore et musique savante …
des scènes sonores d’une concision et d’une suggestivité toutes particulières … des temps forts lourds d’émotion,
au cours desquels, en tant qu’auditeur, on retient son souffle. » Jürgen Scharf, Oberbadisches Volksblatt, 10.07.2009

« Bach appartient au monde entier. » Kölner Stadtanzeiger, 07.04.2009

« Une immense sensibilité de timbre, avec un véritable sens pour la langue tonale des différents continents et cultures,
a traversé le programme de bout en bout. Les airs « Es ist vollbracht » et « Erbarme Dich »,
ainsi que des chœurs célèbres, formaient les autres temps forts de cette soirée inhabituelle,
suivie dans le silence par un public retenant son souffle et acquittée d’applaudissements reconnaissants. »
Hans Rühl, Rheinische Post, 23.12.2008

«… un concert émouvant … une entente musicale au-delà des frontières culturelles... des solistes remarquables … la musique de Bach redécouverte de manière passionnante. … des applaudissements qui n’en finissaient pas. »
Martina Binning, Osnabrücker Zeitung, 30.08.2007

« Bach se serait retourné dans sa tombe. Et puis il en serait sorti, se serait épousseté et aurait prêté une oreille attentive...
C’est lorsque Fadia el-Hage les a interprétés en arabe que les airs furent le plus impressionnant.
C’est là que Bach s’est mis lui aussi à pleurer. » Business Times, 14.06.2007

« La force de Vladimir Ivanoff réside dans le fait qu’il relie des cercles de cultures, qu’il lance des ponts musicaux
entre l’Occident et l’Orient. Avec la « Passion de Bach orientale »... il y a réussi à merveille. Le cœur, l’intellect,
la mimique et la communication avec les autres artistes se sont fondus en un tout intensif.
Une musique de Vendredi saint qu’il était impossible de s’imaginer plus belle. » Franz Szabo, Salzburger Nachrichten, 4/2006

 

Impressum

Arabische Passion
Singapore Arts Festival / Juni 2007 / Photo: J. Haug

Vous entendez J. S. Bach en arabe :
« Erbarme dich » (Matthäus-Passion)
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